Un mot pour Gaby et les autres…

Gaby-M4
Le plus difficile quand on est bénévole dans un refuge, c’est de voir partir des chats, parfois jeunes, au passé souvent difficile et pourtant si gentils envers l’Homme… Parfois on se sent spectateurs de ces petits vies qui n’ont pas eu de chance. On se dit qu’ils méritent mieux… qu’ils méritaient mieux.
 
Gaby faisait partie de ceux-là.
 
Et en même temps, on a quand même envie de se dire qu’on leur a apporté de quoi dormir au chaud, de quoi manger, de quoi boire, des caresses, de l’attention, de l’amour… On est quand même un peu acteurs. Du moins, on essaie.
 
Gaby aura été aimé.
 
Alors non, on ne remplace pas un foyer, une famille… Mais on compense. Ca peut être pire. Ca peut être mieux. En attendant, on fait ce qu’on peut.
 
J’ai la gorge serrée en écrivant ces mots, les yeux humides à la simple pensée que tu n’es plus parmi nous. Tu étais un petit chat extrêmement aimant, une boule de demande d’attention pleine de ronrons. Malheureusement la santé n’a pas suivi. Ton envie d’être aimé n’a pas suffit à te sauver. On ne peut rien faire contre la maladie. Alors on t’a accompagné jusqu’au bout, comme à chaque fois, chaque terrible fois qu’il faut mettre un terme aux souffrances de l’un de vous.
 
Vous, ces chats abandonnés que vous soyez chatons, adultes ou seniors. Sachez qu’on ne vous oublie pas. Vous faites partie de l’histoire du refuge et de tous les bénévoles qui oeuvrent, jour après jour, à vous rendre la vie un minimum agréable, pour vous donner un semblant de vie de famille. Une famille au sein de laquelle vous resterez, à jamais, celle du RRPC.
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